Aller au contenu
brocantes-
et-marchés.fr — Brocantes-et-marchés.fr

Le blog

Les objets de brocante qui se revendent le mieux

Mobilier des années 1950, céramique signée, vinyles, jouets anciens, BD en édition originale : ce qui se revend vraiment, ce qu'il faut vérifier avant d'acheter, et comment revendre en règle.

Publié le

Les cartes pokemon en brocantes, pour les connaisseurs
Les cartes pokemon en brocantes, pour les connaisseurs

Certains objets dorment dans des cartons à deux euros et se revendent dix ou vingt fois plus cher une fois nettoyés, photographiés et mis en ligne. D'autres semblent prometteurs et ne trouvent jamais preneur. La différence tient rarement à la chance : elle tient à quelques familles d'objets que les acheteurs recherchent activement, et à quelques détails qui font la valeur. Voici celles qui méritent qu'on s'arrête, ce qu'il faut regarder sur chacune, et les pièges à éviter.

Avant tout : vérifier ce qui se vend vraiment

Le prix demandé sur une annonce ne dit rien. Seul compte le prix auquel un objet s'est réellement vendu. Sur les grandes plateformes de vente entre particuliers, filtrez les résultats sur les ventes terminées ou les objets vendus : vous verrez en quelques secondes si un objet part, à quel prix, et en combien de temps.

Prenez l'habitude de le faire sur place, téléphone en main, avant d'acheter. C'est ce réflexe, plus que n'importe quelle liste, qui distingue un revendeur rentable d'une cave pleine d'invendus.

Le mobilier et les luminaires du milieu du siècle

Le mobilier des années 1950 à 1970 reste la valeur la plus sûre de la brocante. Les acheteurs cherchent des pièces à vivre, pas des objets de collection : une chaise, un buffet, une lampe qui trouvent leur place dans un appartement d'aujourd'hui.

Ce qui se recherche

  • Les chaises bistrot et d'écolier : les chaises Baumann en bois courbé, les chaises métalliques Tolix, les chaises d'école à piétement tubulaire.

  • Le mobilier scandinave en teck : buffets, enfilades, tables gigognes, fauteuils à accoudoirs.

  • Les luminaires d'atelier : les lampes Jieldé, reconnaissables à leurs bras articulés, et les lampes de bureau à balancier.

  • Le rotin et le bambou : fauteuils, tables basses, miroirs soleil, très demandés pour la décoration.

Ce qu'il faut regarder

Une étiquette ou une marque estampillée sous l'assise ou au dos multiplie la valeur. Vérifiez la stabilité, l'état du placage et l'absence de vers dans le bois. Un meuble en teck rayé se rattrape à l'huile ; un placage décollé sur toute une face, beaucoup moins. Pensez enfin au transport : une enfilade de deux mètres qui ne rentre pas dans votre voiture n'est pas une affaire.

La céramique et la vaisselle signées

La vaisselle se vend mal en général, sauf quand elle est signée, colorée ou typique d'une époque. Les acheteurs cherchent des pièces qui se reconnaissent au premier coup d'œil.

  • La céramique de Vallauris des années 1950 et 1960 : vases, pichets, coupes aux formes libres et aux émaux épais.

  • Les faïences régionales : Quimper, Gien, Longwy et ses émaux cloisonnés, Sarreguemines, les barbotines aux reliefs de fleurs et de fruits.

  • La fonte émaillée : les cocottes Le Creuset et Staub anciennes, surtout dans les couleurs d'époque comme l'orange, le jaune ou le bleu, et les cocottes Cousances.

  • Le verre coloré : les carafes et verres des années 1970, le Pyrex ancien à motifs.

Retournez toujours la pièce : la marque sous la base fait toute la différence entre une assiette à cinquante centimes et une pièce de collection. Passez le doigt sur les bords pour sentir les éclats, et regardez la pièce à contre-jour pour repérer les fêlures. Une seule fêlure suffit à diviser le prix par trois ou quatre.

Les vinyles

Le retour du vinyle a fait remonter les prix, mais tous les disques ne se valent pas. Les variétés des années 1970 et 1980 se trouvent par caisses entières et se revendent mal. Ce qui part bien : le jazz, la soul et le funk, le rock des années 1960 et 1970, les bandes originales de films, les pressages français recherchés et les éditions originales en bon état.

Comment évaluer un disque

  • Sortez le disque de sa pochette et regardez-le à la lumière : les rayures profondes s'entendent, les traces de doigts non.

  • Vérifiez que le disque correspond bien à la pochette, ce qui est loin d'être toujours le cas.

  • Une pochette en bon état compte presque autant que le disque pour un collectionneur.

  • Notez les références imprimées sur l'étiquette et dans le sillon central : elles permettent d'identifier le pressage, et donc la valeur, sur les bases de données spécialisées.

Les jouets, les jeux et les consoles

C'est sans doute la famille la plus rentable aujourd'hui, portée par la nostalgie des adultes qui rachètent les jouets de leur enfance.

  • Les briques de construction : un lot en vrac se revend au poids, mais une boîte complète avec sa notice vaut beaucoup plus. Les séries des années 1980 et 1990, châteaux, pirates et espace, sont très recherchées.

  • Les figurines Playmobil des premières années, à partir de 1974, surtout complètes avec leurs accessoires.

  • Les voitures miniatures Dinky Toys, Solido, Norev ou Majorette anciennes, idéalement dans leur boîte d'origine.

  • Les consoles et jeux vidéo rétro : consoles portables, cartouches des années 1990, et surtout les jeux complets avec boîte et notice, qui valent souvent plusieurs fois le prix de la cartouche seule.

  • Les jeux de société anciens complets, et les poupées de marque des années 1960 et 1970.

Pour un jouet, la complétude est tout. Comptez les pièces quand c'est possible, vérifiez les accessoires et testez les consoles si le vendeur a une prise à disposition. Une console qui ne s'allume pas se revend surtout pour pièces.

La bande dessinée et les livres

Les albums de bande dessinée en édition originale sont l'un des rares marchés où un objet trouvé en brocante peut valoir une très belle somme. Les grandes séries franco-belges, comme Tintin, Astérix, Spirou, Lucky Luke ou Gaston, sont les plus recherchées, à condition d'être en première édition et en bon état.

Pour reconnaître une édition originale, regardez la page de garde et la dernière page : la liste des titres parus, le dépôt légal et l'achevé d'imprimer permettent de dater l'album. Un dos abîmé, des pages griffonnées ou une couverture décolorée font chuter la valeur.

Côté livres, les volumes de la Bibliothèque de la Pléiade se revendent bien, surtout complets avec leur rhodoïd et leur étui, tout comme les livres illustrés anciens, les cartes et les affiches originales.

La mode et les accessoires vintage

La revente de vêtements d'occasion a explosé, et les pièces vintage de qualité partent vite.

  • Les vestes de travail françaises en moleskine ou en coton bleu, très demandées à l'étranger.

  • Les jeans anciens de grandes marques américaines, surtout fabriqués aux États-Unis.

  • Les vestes cirées, les cabans et les manteaux en laine de belle facture.

  • Les foulards en soie et la maroquinerie de luxe, à condition de savoir reconnaître les contrefaçons.

Regardez les étiquettes, les coutures et l'état des fermetures. Une tache se lave parfois, un accroc dans la laine rarement. Pour les marques de luxe, la prudence est de mise : les copies sont nombreuses, et revendre une contrefaçon, même de bonne foi, est interdit.

Les appareils photo argentiques

Portés par le goût d'une génération pour la photo argentique, les appareils compacts des années 1990 et les reflex mécaniques se revendent bien. Les marques japonaises et allemandes reconnues, ainsi que les objectifs de qualité, partent rapidement.

Ouvrez le dos pour vérifier l'absence de traces de pile ayant coulé, déclenchez à vide si possible, et regardez dans l'objectif à contre-jour : la moisissure se voit comme une toile d'araignée, et elle est rédhibitoire.

Les objets à éviter, ou presque

Certains objets reviennent dans toutes les brocantes et ne se revendent presque jamais, quel que soit leur prix d'achat :

  • les services de vaisselle complets sans marque, que plus personne n'utilise ;

  • les meubles massifs des années 1970 et 1980 en bois foncé, encombrants et peu demandés ;

  • les encyclopédies et collections de livres reliés achetées par abonnement ;

  • les cassettes vidéo, sauf rares exceptions ;

  • la verrerie et les bibelots de souvenir sans signature.

Revendre en règle

Vendre de temps en temps des objets qui vous appartiennent est libre et, en règle générale, n'est pas imposable. Acheter pour revendre de façon régulière est en revanche une activité commerciale, qui suppose de se déclarer, par exemple sous le statut de micro-entrepreneur.

  • Un particulier ne peut participer comme vendeur qu'à deux vide-greniers par an au plus. Au-delà, il faut être inscrit comme professionnel.

  • Depuis 2024, les plateformes de vente en ligne transmettent à l'administration fiscale les informations des vendeurs qui dépassent trente ventes ou deux mille euros sur une année. Cette transmission ne signifie pas que vous devez de l'impôt, mais elle rend l'activité visible.

  • Gardez la trace de vos achats et de vos ventes : en cas de question, c'est ce qui permet de montrer que vous vendez vos propres affaires.

En résumé : les cinq réflexes du bon revendeur

  1. Vérifiez les ventes réelles avant d'acheter, pas les prix demandés.

  2. Retournez l'objet : marque, signature et état se lisent dessous et derrière.

  3. Privilégiez le complet : boîte, notice, accessoires, pochette.

  4. Comptez le temps et la place : nettoyer, photographier, stocker et expédier ont un coût.

  5. Achetez ce que vous connaissez : une spécialité bien maîtrisée rapporte plus qu'un peu de tout.

Les meilleures affaires se font souvent chez les particuliers, dans les vide-greniers, plutôt que chez les marchands qui connaissent déjà la valeur de leurs objets. Trouvez les vide-greniers près de chez vous.
Partager : Par email Facebook
← Tous les articles